Double effet de levier pour GBL

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Les holdings sont surtout intéressants en période de marchés baissiers. Ce n’est pas tant en raison de la diversification des actifs, mais surtout en raison de l’augmentation de la décote par rapport à la valeur intrinsèque. Ceci est le résultat d’une plus grande aversion au risque sur les marchés. Le principal avantage d’un marché baissier est que la valorisation des actifs sous-jacents a également fortement diminué. Lorsque la hausse des marchés reprendra, les holdings bénéficeront d’un double atout: rebond de la valeur des participations et baisse de la décote vers (voire sous) la moyenne à long terme.

Chez GBL, la décote est désormais proche de 40%, alors que la moyenne à 5 ans se situe autour de 25%. Un autre avantage de GBL est sa visibilité relativement élevée. Bien que l’accent se soit déplacé vers le private equity au cours de l’année écoulée, parce que c’était ‘à la mode’, la grande majorité du portefeuille est toujours investie dans des sociétés cotées. Par conséquent, peu de ‘valeur cachée’, mais dans le contexte actuel cela signifie surtout absence d’importantes dépréciations. Le cours des participations détermine la valeur de marché ‘à la seconde près’, une valeur dont on peut dire, qu’en raison du sentiment négatif sur les marchés, qu’elle n’entraîne certainement plus de surévaluation. Moins de risques donc. Autre atout, le management de GBL fustige la forte décote actuelle et rachète régulièrement des actions propres. Cela crée de la valeur au vu des décotes élevées. Le rendement dividendaire atteint environ 4% bruts et nous prévoyons une légère hausse du dividende les prochaines années.

Une importante décote est bien entendu une donné intéressante, mais si les actifs sous-jacents sont chers, cet argument a peu de valeur. Les participations de GBL ont un potentiel (de rebond). Voici un tour d’horizon des 5 plus grandes participations cotées, où l’on retrouve principalement des marques fortes du secteur de la consommation et des valeurs liées aux matières premières, tous acteurs mondiaux.

Pernod Ricard
Le n°2 mondial des spiritueux. A un pouvoir de fixation des prix avec ses marques fortes. A enregistré au cours de l’exercice passé une croissance organique du C.A. de 21%. Le dividende a été relevé significativement et le groupe rachète également des actions propres. Nous suivons le titre et lui attribuons un rating ‘C+ 2’.

► SGS 
De la qualité suisse, offre des services d’inspection et de test dans le monde entier (similaire à Bureau Veritas). Croissance progressive des bénéfices dans les années à venir. Affiche un repli en bourse (-31%), certes dans une devise forte.

► adidas 
Marque forte, mais pénalisée en bourse (-53%; conseil C 2). Potentiel de rebond maintenant que la valorisation a fortement chuté: un ratio C/B de 13,7 pour ‘23(e) et de 11 pour ‘24(e).

► Imerys
A plus de 16.000 employés dans 40 pays. Produit principalement des matières premières minérales pour l’industrie et la construction. Chiffre d’affaires record et beau bénéfice au 1er semestre (bénéfice net de 192 Mio EUR).

► Umicore 
Chez nous, le ‘mineur de surface’ bénéficie d’un conseil ‘A 3’. Il recycle des matières premières précieuses et se distingue dans l’économie circulaire. Jouera un rôle important dans la transition énergétique, avec la production de piles à combustible et surtout de matériaux pour batteries. Démarre un J-V avec Volkswagen qui investira pas moins de 3 Mrd EUR.

Conseil :  A1

Une belle diversification, de la visibilité, une décote supérieure à la moyenne sur des actifs en soi attractifs, un bilan sain, des rachats d’actions et un dividende décent et en hausse. Digne d’achat comme valeur de base pour tout portefeuille.