Gimv

©Anne Vandenbulcke

Le groupe d’investissement guide de mieux en mieux les entreprises vers une création de valeur. Gimv accompagne le management des 59 entreprises dans lesquelles il participe et leur indique quelles sont les opportunités (acquisitions, nouveaux marchés de vente...) dans leur secteur. Grâce à la croissance économique et aux valorisations élevées pour le private equity, la valeur du portefeuille a grimpé jusque 1,4 mia. EUR, un record historique. La valorisation des participations est en moyenne de 1,2 fois la valeur d’investissement, qui dans la plupart des cas est largement dépassée en cas de vente effective. Par rapport à fin mars (fin de l’exercice précédent), la valeur intrinsèque a grimpé de 11% au 1er semestre à 51,6 EUR p.a. Les investisseurs avaient espéré un chiffre supérieur, mais fin septembre les bourses se sont repliées, sans oublier l’important dividende détaché en été. 

©Anne Vandenbulcke

Le portefeuille de Gimv est relativement jeune (durée d’investissement moyenne de 3,7 ans). Cela signifie que la majorité des participations sont en phase d’expansion et qu’une valeur bien plus élevée est possible lors d’une vente. Un bel exemple: au 1er semestre, Gimv a vendu l’entreprise belge Summa en réalisant un rendement de 40%/an. Summa était dans le portefeuille depuis 5 ans et a vu son C.A. doubler.

Pour Gimv, l’objectif est un rendement moyen de 15%/an tout au long du cycle. Ceci doit être réalisé principalement par une croissance réfléchie et rentable du C.A. Une grande partie de la valorisation plus élevée des participations au 1er semestre était liée à la forte croissance du C.A. et de l’EBITDA (+25% par rapport à la période pré-covid). Les valorisations boursières plus élevées ont fait passer le ratio de valorisation moyen (EV/EBITDA) de 7,8 à 8,3, ce qui certes reste acceptable. La hausse des coûts énergétiques et logistiques, les pénuries de composants et l’inflation des salaires pèseront sur la croissance de l’EBITDA au second semestre. Une vingtaine de sociétés feront face à cela.

Gimv ne dispose que de 44 mio. EUR de cash, mais ce montant devrait augmenter grâce à des dossiers de vente. Grâce à de la dette et aux obligations (vertes), Gimv dispose d’un ‘trésor de guerre’ de 300 à 400 mio. EUR. Plus que suffisant pour financer les investissements - environ la moitié dans des participations existantes - et le dividende.

Composition du portefeuille

Cegeka, la société ICT limbourgeoise, est de loin la meilleure participation du portefeuille. Cegeka se focalise sur des acquisitions (e.a. Smartschool) et sur de nouvelles solutions informatiques (e.a. 5G, cybersécurité) et entrera en bourse à terme. Le français Claire (systèmes de mesure pour l’eau potable) et Televic (communication pour e.a. les chemins de fer) se portent bien également. Lorsqu’il est rentré dans le capital de la plate-forme d’apprentissage en ligne allemande Sofatutor, Gimv ne pouvait espérer que de nouvelles mesures de confinement. Au 1er semestre, Onward Medical et Biotalys sont rentrés en bourse. Une IPO qui a été profitable à Gimv. United Dutch Breweries (bière) et France Thermes, qui vient de réaliser une acquisition, se portent, eux moins bien. 

 

Conseil :  C+1

Investir de façon diversifiée dans des titres non cotés génère un rendement supérieur à la moyenne. Gimv est l’un des rares titres permettant de jouer cette carte-là. Le rendement dividendaire (3,3% nets) est par ailleurs appréciable. Vers 52 EUR, vous pouvez prendre une première position.