Cisco

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Lors de l’essor de Cisco durant la folie des ‘dotcom’ en 2000, personne ne s’imaginait que la croissance s’arrêterait. Toutefois, cette croissance s’est estompée. L’actuel PDG veut refaire de Cisco une société de croissance. Pas facile vu la taille, mais si Microsoft a réussi, Cisco doit aussi pouvoir le faire. Le groupe ne fait plus uniquement du hardware, mais intègre les logiciels, la sécurité et l’I.A., afin que les solutions globales séduisent le client. Il offre encore une gamme de produits qui rendent possible ‘l’internet’, mais a identifié de nouveaux marchés pouvant générer à terme un chiffre d’affaires de 500 mia. USD. Aujourd’hui, près de la moitié du C.A. vient encore des produits de réseaux traditionnels. Des marchés à peine en croissance, mais qui ont montré durant la pandémie que le télétravail et les réunions à distance n’étaient possibles que via les routeurs, les pare-feux... Les sociétés se rendent compte que plus d’internet et de données ne peuvent pas ralentir la vitesse de navigation. Le besoin d’utiliser les systèmes Cisco coûteux facilitant la navigation grèvera encore les budgets IT en 2022. Seule la pénurie de composants peut freiner la croissance. Début janvier, le PDG a déclaré qu’il voyait une évolution saine du marché, mais qu’il était préoccupé par la chaîne logistique

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En tant que leader du marché sur de nombreux segments, nous voyons une nouvelle accélération de la croissance après le boom des investissements dans la 5G avec l’émergence de l’Internet des objets, des composants de réseaux optiques et des applications logicielles. En même temps, les nouveaux produits/segments doivent générer des extras. Les investisseurs sont plus pessimistes et disent souvent que Cisco s’est laissé dépasser par Microsoft (Teams) et Zoom pour les webconférences lors de la pandémie. De plus, des concurrents plus petits tels que Broadcom et Juniper ont une croissance légèrement plus rapide. Cisco vise une croissance du C.A. de 4,5% à 6,5% au dernier trimestre. Nous aurons les chiffres concrets cette semaine, mais vu que les commandes étaient un tiers plus élevées fin novembre, nous ne sommes pas trop inquiets. Parallèlement, le groupe génère de beaux cash-flows (>15 mia. USD), dont au moins la moitié est reversée aux actionnaires, via des dividendes ou des rachats d’actions. 

Conseil :  C+2

Le titre a perdu 10% depuis le début de l’année. A terme, le groupe veut s’orienter vers des revenus prévisibles (abonnements) qui devraient représenter la moitié du C.A. d’ici 2025. La valorisation pourra alors grimper. Pour l’instant, Cisco est freiné par la pénurie, mais nous tablons sur de bonnes perspectives et relevons le conseil à accumuler/première position juste avant les résultats semestriels.