Quest for Growth

C+2
Conseil
C+
Conserver & (r)acheter sur repli
Degré de risques
2
Risque moyen
VA
INV 4x4 Pilier Actions 'Value'

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28/07/2022 Résultats semestriels

Points d'attention

Perte de 4 mio. EUU au Q1. 45% du dividende optionnel a été converti en nouvelles actions. Le nombre d'actions est aujourd'hui de 18.198.212.

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Secteur Holding
Site web http://www.questforgrowth.com
Activité
Pricaf belge investissant prioritairement dans les secteurs technologique et biotech.

Chiffres financiers clés

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Prochain dividende

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Ex-date 05/04/2022
Date de paiement 20/04/2022

Dernière mise à jour

Quest for Growth: la seule pricaf

La seule pricaf cotée a versé un beau dividende la semaine dernière après une solide année 2021. Nous avons rencontré Yves Vaneerdewegh et Jan Avonts, gérants de QfG.

© Emy Elleboog

Au sein de notre univers de holdings,  Quest for Growth (QfG) est un cas à part. C’est la plus petite en termes de portefeuille (actifs sous gestion de 160 mio. EUR). Le statut de ‘pricaf’ est fiscalement avantageux, tant pour QfG que pour l’actionnaire. La grande différence avec les autres holdings est que QfG est obligé de distribuer au moins 80% des bénéfices réalisés. Le dividende le plus récent représentait un rendement brut de plus de 12% (juste avant le détachement). En pratique, c’est quasi le même montant en termes nets. Au cours de la dernière décennie, QfG a présenté un solide " rendement total " (= hausse du cours + dividende) de 13,5%/an en moyenne. QfG est géré par la société de gestion Capricorn Partners NV, qui gère également des fonds (ouverts)/SICAVS.

Depuis 2022, les participations cotées (2/3 du portefeuille) sont réparties en trois segments : Digital, Health et Cleantech. Quels sont les critères de sélection des participations individuelles ? Il y a en a six. Premièrement, l’élément de croissance doit être présent. Nous n’achetons pas seulement des actions parce qu’elles sont bon marché. Deuxièmement, la solidité financière. Nous regardons, e.a., le taux d’endettement et le ROE (Return On Equity). Un troisième point est la position sur le marché. Nous investissons souvent dans de petites entreprises qui sont leaders dans un segment spécifique. Un bon management est également important; nous avons de nombreux contacts avec les entreprises. L’ESG fait également l’objet d’une attention croissante. L’environnement est bien sûr important. Le ‘cleantech’ est d’ailleurs  notre segment le plus important, mais les termes Social & Governance sont également importants. Il y a enfin la valorisation. Nos sociétés ont un C/B moyen de 20. Nous faisons du stockpicking, ciblant principalement l’Europe de l’Ouest. Nous gardons nos participations individuelles en moyenne 5 ans. Dans le cas des participations non cotées (actions individuelles + fonds), nous nous concentrons sur les segments ‘digital’ et ‘cleantech’.

Quel est l’impact de la hausse des taux sur vos entreprises (de croissance)? En termes de bilan, nous sélectionnons surtout des sociétés solvables, avec des bilans conservateurs. On s’attend donc à peu d’impact. Les entreprises doivent pouvoir réaliser la majorité de leurs investissements sur base de leurs propres flux de trésorerie. Si les taux grimpent, ils devront payer plus de charges d’intérêt, mais cela ne devrait causer aucun problème. Une hausse des taux peut certes avoir un impact sur la valorisation, mais nous n’achetons pas de sociétés cotées promettant des bénéfices à long terme. Nous regardons les multiples des entreprises pour les 12 prochains mois. Nous achetons des sociétés avec des ratios acceptables. Bien sûr, les cours de nos sociétés cotées sont sous pression, mais rien comparé aux baisses des technologiques sur le Nasdaq. Notre valeur intrinsèque n’a baissé que de 2 % au 1er trimestre. Nous sommes des investisseurs de croissance prudents. Aucune de nos valeurs cotées n’a baissé de plus de 10% au cours du 1er trimestre. Nous n’investissons pas non plus dans des secteurs à la mode avec des valorisations extrêmement élevées (e.a. l’hydrogène).

Outre les ‘small caps’ de croissance, vous investissez également dans les ‘big caps’ Roche, Wolters Kluwer et SAP (22% du portefeuille coté fin 2021). Ici, nous optons pour des valeurs un peu plus défensives réduisant le profil de risque du portefeuille. L’avantage est que ce sont aussi des actions liquides que l’on peut vendre rapidement si on a besoin d’argent. Ce sont des investissements assez récents, car les valorisations des small caps ont augmenté récemment. Ce sont des sociétés génératrices de cash-flow sans valorisations extrêmes.

Fin mars, vous aviez 10,9 mio. EUR de cash, mais un dividende de 19 mio. EUR à payer en avril. 45% des actionnaires ont opté pour le dividende en actions, ce qui signifiait que vous ne deviez débourser  que 10,4 mio. EUR en cash. Vous reste-t-il de l’argent à investir ?
Nous disposions également de 6 mio. EUR de ‘quasi cash’ (commercial paper) et nous avons réalisé quelques petites ventes ces dernières semaines. Nous avons environ 5% de cash. N’oubliez pas non plus que nous avons également une participation dans le fabricant de vélos Accell (+/- 5% du portefeuille), qui fait l’objet d’une OPA  (jusqu’au 3 juin).
 

Accepterez-vous l’offre ? Nous n’avons pas encore décidé. Une AGE est prévue le 20 mai. Il pourrait y avoir une certaine résistance. Ce n’est pas une offre ridicule, mais nous ne pensons pas qu’elle soit élevée (C/B de 18). Si nous avons vraiment besoin de cash pour de nouveaux investissements, nous pouvons bien sûr vendre la moitié de la position. Mais en ce qui concerne l’OPA, soit on vend tout ou rien.

Pouvez-vous vous endetter pour réaliser des investissements ? Nous ne le faisons pas. Cela ne s’est produit qu’une seule fois. C’était à l’époque où nous ne payions pas encore de dividende optionnel (ndlr: autorisé depuis 2016). Nous devions verser un dividende en cash et procéder simultanément à une augmentation de capital. Il y a avait un décalage d’un mois. Nous n’avons aucune dette et nous n’en aurons jamais.

En termes de coûts annuels facturés, QfG est assez cher. Selon votre rapport annuel 1,7% (Ndlr: parfois moins de 0,2% pour les grands holdings). Le coût annuel pour Capricorn Partners, qui gère le portefeuille, n’est que de 1% du capital. Le reste concerne des frais administratifs. Des analyses comparatives ont déjà été effectuées à plusieurs reprises pour voir combien les holdings investis en sociétés cotées et non cotées facturent, et cela s’est avéré conforme au marché. En ‘capital-risque’, 2% est la norme.

Selon un AR de 2016, une partie du bénéfice va aux "réserves indisponibles", qui représentent actuellement 21,9 mio. EUR (1,2 EUR p.a.). À quoi servent-elles?
Ces réserves correspondent aux plus-values ​​latentes (ndlr : 42% du bénéfice en 2021). Seules les plus-values ​​réalisées sont distribuées sous forme de dividende. Chez nous, c’est presque 100%. Si nous réalisons  une perte une année, nous pouvons en principe utiliser ces réserves pour payer un dividende. Dans certains cas théoriques, il est donc concevable que nous versions un dividende (même en année déficitaire), mais ce n’est pas le scénario le plus probable.

Un rachat d’actions est-il envisagé si la décote est ‘trop importante’? Légalement c’est autorisé. Nous l’avons fait il y a plus de 10 ans. L’un des problèmes que nous avons constatés est que nous ne pouvions pas acheter beaucoup d’actions vu la faible négociabilité. Nous avions  racheté 2% de nos actions. En les détruisant, nous  réduisions la taille du fonds. Cela ne peut pas être notre intention.

Les holdings surtout investis en actions cotées, comme vous, se négocient souvent avec une forte décote. La faible importance du private equity n’est-elle pas un inconvénient? Chez QfG, l’objectif est d’augmenter le % de private equity. La faible décote des holdings contenant beaucoup de private equity est due au fait que les investisseurs pensent que le private equity vaut plus que le montant publié. Mais cela peut aussi changer rapidement après une mauvaise période, au cours de laquelle la valorisation de ce private equity est ajustée à la baisse. Le private Equity était très populaire ces dernières années.

L’évoluton du cours de QfG est assez plane ces dernières années. Que dire?
De nombreux investisseurs nous disent que QfG est ‘sous-estimé’, surtout compte tenu de son ‘trackrecord’. Dividende coàmpris, nous affichons un ‘rendement total’ de 13,5%/an sur 10 ans. Un rendement plutôt appréciable. Pour de nombreuses actions, l’évolution du cours est la principale composante du rendement. Ce n’est pas le cas chez nous.

Pourquoi avez-vous accordé une décote de 18,08% sur les actions nouvelles lors du dividende optionnel ? C’était de ‘l’ingénierie inverse’. Le dividende net était de 1 EUR p.a. et pour simplifier, nous avons fixé le prix d’émission à 6 EUR. Uniquement donc dans un but de simplification. 

Le ‘track record’ (un rendement total de 13,5%/an en moyenne) de QfG sur la dernière décennie est positif. Depuis 2012, l’actionnaire a reçu un total de 7,59 EUR p.a. en dividendes bruts (7,47 EUR en termes nets, compte tenu du régime de dividende favorable). Des flux de dividendes supérieurs au cours actuel de l’action! Le dividende n’est certes pas stable.
Au travers de QfG, vous investissez dans une gamme d’actions de croissance - surtout plus petites - qui ont un bilan sain et qui génèrent des bénéfices. Donc pas dans des valeurs profitant d’un battage médiatique.
Des entreprises dont l’évolution du cours est moins volatile que les technologiques traditionnelles au sein du Nasdaq.
Niveau bilan, la ‘société d’investissement’ QfG est saine; elle ne contracte pas de dettes pour réaliser des investissements.

Mise à jour du conseil :   C+2

Ce ‘holding’ transparent, qui publie chaque mois la composition de son portefeuille, peut être repêché pour le long terme dès que la décote par rapport à la valeur intrinsèque dépasse 25%. Vu la négociabilité limitée, limitez toujours vos ordres à la fois lors de l’achat et de la vente.

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28/07/2022 Résultats semestriels

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Perte de 4 mio. EUU au Q1. 45% du dividende optionnel a été converti en nouvelles actions. Le nombre d'actions est aujourd'hui de 18.198.212.

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Ex-date 05/04/2022
Date de paiement 20/04/2022