Le graphique : les obligations plus attrayantes que les actions en 11 ans

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Ces dernières années, ‘TINA’ a assuré un sentiment positif en bourse. There Is No Alternative (aux actions), disait-on. Les rendements obligataires extrêmement faibles poussaient même les investisseurs prudents vers les actions. À un moment donné, le dividende moyen était même un multiple de ce qui était offert sur les marchés obligataires. Avec la remontée assez spectaculaire des taux à 10 ans, ce n’est plus le cas. La différentiel avec le rendement dividendaire moyen du S&P 500 est actuellement de 1,80 point de pourcentage en faveur du bon du Trésor américain.

Il y a désormais donc bel et bien une alternative. Et cela a fait que de l’argent a quitté les bourses, ce qui fait perdurer le marché baissier. D’un autre côté, une récession peut à nouveau faire baisser les taux, surtout si l’on parvient à maîtriser quelque peu l’inflation. Par ailleurs, les dividendes augmenteront vraisemblablement au cours des prochaines années, tandis que l’investisseur obligataire devra se contenter d’un coupon inchangé sur toute la durée. Et il y a par ailleurs les rachats d’actions propres, les révisions à la hausse des valorisations...