Alternatives pour les nouvelles émissions

©BELGA

Une nouvelle année et donc de nouvelles obligations émises par des banques (voir tableau). Nous les passons en revue et voyons s’il existe des alternatives ?

Dollar américain

Les deux obligations bancaires en USD sont émises légèrement au-dessus du pair, de sorte que le coupon brut élevé est entièrement soumis au précompte mobilier (PM). Notons que l’obligation plus longue de deux ans offre un rendement net inférieur! Nous avons déjà souligné à plusieurs reprises que les emprunts émis en 2021 et début 2022 avec des coupons bas sont les plus intéressants car ils évoluent désormais bien en dessous du pair en raison de la hausse des taux longs. Dans ce cas, le PM est dû sur un faible coupon et uniquement sur la différence éventuelle entre le prix de remboursement (généralement 100 %) et le prix d’émission. En pratique, le prix d’émission est souvent proche du prix de remboursement, de sorte que la hausse du cours est en grande partie non taxée. En USD, il y a comme alternative l’obligation Apple  (AA+) jusqu’en 2025 (voir tableau ‘obligations secondaires’), qui offre un rendement net bien supérieur à 3,5% et cela pour un émetteur avec un rating  plus élevé. Une obligation d’AB InBev (US03522AAG58, 97,1 %, BBB+) jusqu’en février 2026 rapporte quant à elle environ 3,35% en termes nets.

Euro

En EUR, il y a trois obligations avec échéance 2025. Celle de BNPPF offre le rendement le plus élevé. Le ‘step-up’ de la banque offre certes potentiellement plus, mais le rendement final dépend du moment où il sera remboursé. Mais il existe également de meilleures alternatives. Il y a ainsi l’obligation Fresenius Medical Care (XS2084497705, 88,7%, BBB) qui échoit en novembre 2026. Le rendement net est 3,44%. RCI Banque (voir tableau ci-contre), filiale de Renault, offre proche de 3,7% nets. Volkswagen Leasing (XS2282095970, 80,5 %, BBB+) court encore 6 ans, mais le rendement net (presque 4% nets) n’est pas mauvais.