La micro prime sur la macro

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La semaine dernière, l’indice S&P500 a cédé pas moins de 5%. Le doute s’installe à nouveau. Cette semaine, le marché surveillera surtout la réunion monétaire de la ‘Fed’ ce mercredi. La question clé est de savoir si la banque centrale augmentera son taux court de 75 points de base ou d’1% pour s’attaquer à l’inflation. Et quelles sont ses intentions pour l’avenir… Des interventions trop fortes peuvent raviver les craintes d’une récession. Actuellement, certains économistes et responsables gouvernementaux continuent à penser qu’on évolue plutôt vers un ralentissement ou une stagnation de la croissance économique, et non pas vers une récession. Nous soutenons depuis longtemps qu’une récession est inévitable. En Europe, cela semble d’ailleurs de plus en plus le cas. Selon un sondage de ‘Bloomberg’, environ 80% des économistes s’attendent à une récession. Au vu du conflit en Ukraine, nous pensons même que c’est le cas à 99,9% en raison des problèmes de l’énergie qui touchent surtout l’Europe de l’Ouest. Les économistes de la Banque centrale européenne parlent eux actuellement plutôt de ‘stagnation’. En tant que consommateur et investisseur, on est plus réaliste. Et encore plus qu’aux États-Unis, l’inflation fera mal en Europe. Un taux d’inflation de 9,6% en Europe est prévu pour le 4ème trimestre. Plusieurs prix des matières premières ont certes chuté depuis leurs sommets, mais les salaires qui grimpent toujours et les taux en hausse empêcheront une baisse rapide de l’inflation. La BCE devra également resserrer davantage son robinet à liquidités.

Pour les bourses - qui anticipent la réalité économique - est-ce un ‘vendre la rumeur, acheter la nouvelle’ ? Peut-être, bien que nous nous attendions à ce que les marchés restent nerveux pendant un certain temps. Notre analyste technique souligne même que les niveaux de support précédents pourraient être en danger. Ces prochaines semaines, nous profiterons d’un repli des marchés pour mettre au travail notre trésorerie. Ce sont précisément ces ‘changements d’humeur’ qui offrent des opportunités d’achat uniques dans une perspective à moyen terme. Volkswagen a certes  déjà décidé d’introduire en bourse sa filiale Porsche, même si le produit de 70 à 75 Mrd EUR (alors qu’on parlait précédemment de 65 à 85 Mrd EUR) est le reflet d’un sentiment assombri. Nous y reviendrons la semaine prochaine. Aussi fascinante que soit la macroéconomie, pour un investisseur, la microéconomie (au niveau de l’entreprise) est bien plus intéressante. Assurez-vous donc d’assister à L’Investisseur On Tour le lundi 26 septembre au Kinepolis Braine l’Alleud (ou en direct de la maison), avec les CEO de Ageas, Biotalys, Montea et Wereldhave Belgium. Inscrivez-vous au préalable sur investisseur.be/ontour