Les prix du gaz se dégonflent

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L’armée ukrainienne reprend du terrain aux Russes. Cela peut donner un certain optimisme, même si la prudence reste de mise. La baisse assez brutale des cours lors de la seconde quinzaine d’août compense déjà une certaine morosité. Même le relèvement de 75 points de base (0,75%) de la BCE, le plus important de son histoire, n’a pas ébranlé les marchés. Et encore moins l’annonce que d’autres interventions sérieuses sont encore à venir. Que nous ayons atteint le plancher est une autre affaire. Cela dépend de facteurs externes qu’on ne peut pas contrôler en tant qu’investisseur, comme le ‘camarade’ Poutine. Du côté positif, les prix exagérés du gaz se calment, en partie car les spéculateurs s’en vont. Le cours du pétrole est désormais bien en dessous de 100 USD/baril, ce qui est favorable à la baisse des coûts et donc aux perspectives d’inflation. Les rapports selon lesquels l’inflation pourrait avoir atteint un pic devraient encourager les marchés. Le graphique montre que les marchés européens ont été plombés par la hausse constante du cours du pétrole cette année. Mais ces dernières semaines, les marchés ont pris du retard par rapport aux marchés de l’énergie qui se dégonflent. Cela rend un mouvement de rattrapage possible. 

Pour INV Portefeuille, notre participation dans Shell sera prochainement vendue. Le titre s’est exceptionnellement bien comporté cette année, pour des raisons évidentes. Mais ces facteurs favorables ne dureront pas éternellement. Outre le plafonnement des prix de l’énergie, il y a un risque croissant que les Etats à la recherche d’argent obligent ce type de sociétés à payer des taxes supplémentaires. Nous pourrions bientôt céder Shell pour faire place à des actions avec un plus grand potentiel (de reprise). Et leur nombre augmente progressivement. Le sentiment général est aussi encourageant. Sur le graphique, on peut voir que les traders de Wall Street se sont fortement couverts contre une baisse, un signe de panique. C’est souvent un contre-indicateur, dans ce cas qu’une meilleure période boursière est à venir. Mais comme indiqué, en raison d’éventuels nouveaux facteurs externes, ce n’est pas acquis. La meilleur approche est alors de revenir sur les marchés de manière étalée dans le temps.